Le portail ne bouge plus : regardez les cellules avant le moteur

Un portail qui refuse de se fermer, un moteur qui grogne puis renonce, un clignotant qui s'affole : le réflexe est d'accuser la motorisation. Dans une bonne partie des cas, le coupable est une paire de boîtiers de la taille d'un paquet de cartes, fixés de part et d'autre du passage.

Comment elles travaillent

Les cellules fonctionnent par paire. L'une émet un faisceau infrarouge, l'autre le reçoit en continu. Tant que la liaison est établie, l'automatisme considère le passage libre ; dès qu'elle est coupée, il interrompt le mouvement et le plus souvent le réinverse. C'est une sécurité de présence, et elle est exigée sur les portails motorisés précisément parce qu'un vantail en mouvement développe une force sans commune mesure avec ce qu'un bras peut retenir.

Les cinq causes de défaut

Le désalignement vient en tête : un choc léger, un poteau qui a bougé avec le gel, et le faisceau ne tombe plus sur le récepteur. Vient ensuite l'encrassement, poussière, toile d'araignée ou pellicule de pollution sur la lentille, qui atténue le signal jusqu'au décrochage. La condensation à l'intérieur du boîtier produit le même effet, avec la particularité de n'apparaître qu'aux heures fraîches. Le soleil rasant, en hiver, peut éblouir le récepteur et lui faire perdre le repère. Enfin, un câble rongé ou une borne oxydée coupe simplement l'alimentation.

Le diagnostic tient en deux observations

La plupart des récepteurs portent une diode dont l'état indique si le faisceau est reçu ; sa lecture, associée à la notice du modèle, désigne immédiatement le côté défaillant. Le second indice est le clignotant : la majorité des platines signalent un défaut de sécurité par une cadence particulière, différente d'un défaut moteur. Ces deux repères évitent de commander une pièce coûteuse pour un problème d'alignement, comme le rappellent nos notices de platines.

Ce qu'il ne faut pas faire

Les ponter ou les désactiver dans les paramètres. C'est la manoeuvre que l'on trouve conseillée un peu partout et elle supprime la seule protection qui empêche le vantail de se refermer sur un enfant ou un animal. Un portail privé de détection de présence ne peut plus être commandé qu'à action maintenue, c'est-à-dire en gardant le doigt appuyé et en gardant l'ouvrage sous les yeux, ce qui n'a plus grand-chose d'automatique.

En attendant la réparation

Le déverrouillage manuel permet de manoeuvrer le vantail à la main sans forcer sur la mécanique, opération décrite pour chaque marque, par exemple pour le déverrouillage dea.

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